Portrait de Marie, créatrice de aime comme Marie

J’ai le plaisir d’inaugurer une nouvelle rubrique, qui me tient à cœur,
intitulée « Portraits de créatrices ».
Pour cette première, j’ai l’honneur d’avoir rencontré Marie,
créatrice de la marque aime comme Marie qu’on ne présente plus.
Créatrice aux multiples talents et entrepreneuse dans l’âme, Marie ne cesse de nous émerveiller.
Pétillante et positive, chacun de ses projets se transforme en succès :
des patrons aux coupes impeccables, des tissus aux motifs légers, diamantés et nouvellement tatoués
et même des objets de décoration !
Elle nous étonne et on AIME ça !!!

J’avais envie d’en savoir plus sur son parcours incroyable et son univers sans limite,
alors je suis allée la rencontrer à son atelier à Colombes.

Portrait Marie_aimecommeMarie

Crédit photos : aime comme Marie
Crédit photos : aime comme Marie


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Do de Fafaille Studio : La couture, ça a commencé comment pour toi ?
Marie : Ça a commencé lorsque j’ai repris mes études en architecture commerciale. Il a fallu que je fasse un projet de tapis doudou d’éveil jeu d’enfant à échelle 1. Il a fallu que je couse ce projet et c’est là que pour la première fois entre la machine et moi, ça a fait tilt ! Les fois précédentes, c’était la catastrophe : le fil qui sautait, la canette qui cassait. Du coup, j’avais bien compris que ça ne fonctionnait pas entre nous. Et ce jour-là, va savoir pourquoi, ça a fonctionné !

FS : Comme quoi, il ne faut pas s’arrêter aux première fois qui peuvent ne pas fonctionner tout de suite….
M :
Oui, je pense qu’il ne faut surtout pas se forcer. Quand les choses ne fonctionnent pas, il faut passer à autre chose et revenir plus tard. Je te parle de ça, c’était il ya 6-7 ans….!

FS : Et pour en arriver là où tu en es aujourd’hui, comment as-tu fait ?
M : J’ai commencé par coudre uniquement des patrons japonais. Du coup, j’ai appris toute seule avec mon ordinateur : des vidéos, des blogs et des tutos. J’ai fait, je ne me suis pas posée de questions. Je me suis dit que c’est le petit chinois à l’autre bout de la terre, il y arrivait, il n’y avait pas de raisons que je n’y arrive pas !

FS : Tu as ouvert ton blog il y a 6 ans, ambitionnais-tu à ce moment un tel succès ?
M : 
Non, je ne sais jamais ce qu’il va se passer 6 mois à l’avance, même 3 trois mois ! Quand j’ai commencé, j’ai ouvert un blog : c’était le début des blogs. Je trouvais ça sympa. Je voulais moi aussi partager mes coutures. C’était juste un blog de plus de couture et de partage.

FS : Tu n’imaginais pas que tu allais faire autant de jolies rencontres et ouvrir ta boutique en ligne ?
M : 
On n’imagine jamais ce genre de choses ! C’est impossible de l’imaginer. Je n’ai pas un plan de carrière qui est tracé sur les quinze ans à venir. Ce sont les rencontres qui ont fait que j’en suis là aujourd’hui. Je n’ai pas ouvert un blog en me disant après je vais ouvrir une boutique.

FS : Qu’est-ce qui, selon toi, a fait ton succès aujourd’hui ?
M : 
Les rencontres ! Rencontrer les bonnes personnes avec lesquelles on a la même philosophie de travail, avec qui ça fonctionne bien parce qu’on a envie d’évoluer ensemble. Quand je dis « ensemble », c’est évoluer avec des partenaires et intelligemment parce qu’on se rend compte que nos deux passions font qu’on peut échanger et travailler. Les rencontres de tout et de rien.
La rencontre avec Corentine de Motif personnel, rencontrée sur un salon (qui maintenant n’existe plus). Elle m’avait dit qu’elle imprimait des tissus et comme je suis une ancienne graphiste, je lui ai envoyée des motifs pour qu’elle les imprime. Elle les a trouvés bien et m’a proposée d’en produire et de les revendre. C’est comme ça  qu’a commencé la création de tissus à motifs.
La rencontre avec Margaux que j’ai rencontré à Colombes à la Fête de la Cerise avec qui on a commencé les patrons de deuxième arrondissement. Avec qui j’ai pris des cours de couture avec un monsieur, une ancienne petite main de chez Yves Saint Laurent (qui a monté deux maisons de couture) pour apprendre à faire des patrons sur-mesure et de la gradation.
La rencontre avec Carine de chez Lil Weasel, que j’ai aidé dans l’installation de sa boutique et avec qui j’ai donné mes premiers cours de couture.
La rencontre avec Cécilia de Cousette, avec qui on a parlé tissus, etc… qui m’a fait découvrir des tissus et des façons de travailler un peu différentes.
C’est des rencontres, des rencontres, des rencontres….! Et des amitiés qui se créent après. Les rencontres font qu’aujourd’hui j’en suis là.

FS : Ça semble tellement simple en fait !
M : Parce que ça l’est !

FS : Qu’est-ce qui t’a amené à ouvrir ton propre atelier pignon sur rue ?
M : 
C’est juste que je n’en pouvais plus de bosser de chez moi. Ce que tu vois là, c’était ma chambre. Il y a un moment, quand on travaille à son compte, on s’investit beaucoup dans son travail, on ne regarde pas les heures.
Du coup, le travail devient une passion. C’est génial parce que tu as l’impression de ne jamais travailler. Par contre, le piège c’est que tu travailles tout le temps. Et s’endormir et se réveiller à son travail, ça peut être bien un temps. Mais il y a un moment où quand tu veux vraiment couper, tu te rends compte que tu ne peux pas parce que c’est plus fort que toi, c’est là. Si tu veux arriver à séparer ta vie personnelle de ta vie professionnelle, il ne faut plus que les deux cohabitent dans le même endroit. Et donc cet atelier est là car je n’en pouvais plus de travailler de chez moi. C’e n’était plus possible d’avoir le travail systématiquement sous les yeux et à portée de main. Bien que j’adore ce que je fais, et que je n’ai pas l’impression d’avoir un travail horrible, il y a un moment où il y a besoin de séparer les deux.

FS : Ça permet de recréer un équilibre ?
M : Non, toujours pas. Je travaille toujours autant et je passe plus de temps ici que chez moi. Mais au moins, il y a des horaires d’ouverture. Je me force à ne pas répondre aux mails le weekend. A fermer l’atelier à 18h30, même si je suis encore là après. Ça me laisse le temps, une ou deux heures tranquille et je peux travailler dans ma bulle et faire des choses que je ne peux pas faire quand j’accueille du public. Et puis surtout, j’ai la vocation et l’envie de faire de cet atelier un lieu de rencontres et d’échanges comme peut l’être le blog. Certes, c’est l’atelier aime comme Marie mais je souhaite que d’autres personnes s’y sentent bien pour venir exposer, montrer, vendre leurs œuvres et monter des événements comme les ventes éphémères. En fait, l’atelier c’est juste le prolongement de ce qu’il se passe sur le blog. C’est en physique, certes, mais c’est la même chose.

FS : Comment se passe une journée type à ton atelier (si journée type il y a) ?
M : 
Elle commence avant d’arriver à l’atelier : passage chez l’imprimeur et à l’entreprise qui emballe les patrons. Ensuite, le matin, traitement des commandes, réponse aux mails. Les journées varient beaucoup.
Pause dej’. L’après-midi, ça va dépendre du boulot qu’il y a à faire.
Ça peut être travailler avec Margaux sur un projet deuxième arrondissement : faire des patrons, les tester, les coudre.
Ou prévoir une séance photo, aller à la rencontre de mannequin femme enceinte pour photographier nos modèles.
Ça peut être finaliser les explications, la mise en page, la relecture, la vérification avant de lancer l’impression.
Ça peut être aussi accueillir les personnes à l’atelier (qui est ouvert donc on peut potentiellement avoir des clientes).
Ça peut être dessiner le nouveau et futur motif qui va être imprimé sur tissus.
Ça peut être téléphoner, avoir des rdv avec les nouveaux partenaires pour mettre en place les futurs projets.
Ça peut être faire évoluer tout ce qu’on ne voit pas, c’est-à-dire l’évolution du site internet (on travaille avec Elodie depuis maintenant quelques semaines).
Coudre aussi, parce que je couds de temps en temps. Coudre des prototypes pour mes futurs modèles, les vérifier, les essayer.
La recherche de nouveaux partenaires et fournisseurs qui nous prend beaucoup de temps. Contacter les futurs créateurs pour les ventes éphémères, répondre aux invitations pour participer à d’autres événements, travailler sur le planning pour vérifier que tout est faisable.

FS : Tu fais partie des pionnières des patrons numériques en France et de cette nouvelle vague qui a largement contribué à moderniser la couture, où puises-tu ton inspiration ?
M : 
Pionnière en France oui, mais les patrons numériques existent depuis des années dans les pays anglo-saxons qui ont une décennie d’avance sur nous. En France, l’art du fil a souffert d’une mauvaise image. Une image qui a été rajeunie grâce aux blogs il y a une dizaine d’années. Je n’ai rien inventé. Avez Margaux, on a essayé de la rendre plus accessible à tout le monde sans pour autant devoir passer par des livres avec une mauvaise traduction francophone. La rendre accessible avec une morphologie qui correspond plus à celle d’une française. On a commencé par les femmes enceintes car pour elles, il n’y avait vraiment rien. Ce qu’on a proposé avec deuxième arrondissement et qu’on continue à faire, c’est de proposer de la couture comme on fait du shopping. On coud ce qu’on a envie de porter.
Pendant longtemps la couture a eu cette mauvaise image, on voyait que c’était estampillé, on voyait que c’était fait main. On a eu envie de véhiculer l’idée qu’une jeune femme est capable d’acheter ses vêtements dans n’importe quelle grande enseigne mais aussi de se coudre la petite pièce qui-va-bien sans pour autant avoir un look estampillé fait main (« c’est moi qui l’ait fait »). On a eu aussi cette envie au départ, de faire en sorte que la couture puisse être une couture « passe-partout ».
Faire coïncider les envies couture aux envies dressing. Je coud comme je fais du shopping : au coup de cœur, à l’envie.

FS : A deux, vous vulgarisez l’approche de la couture ? Vous simplifiez et rendez accessibles des patrons qui, de prime abord, ne le sont pas ?
M : On a eu la chance d’avoir appris toutes seules et de s’être créées nous-mêmes nos propres raccourcis et façons de faire. Ils ne sont pas sur tous les niveaux très académiques mais donnent une finition propre et jolie sans avoir d’énormes compétences techniques. C’est une partie sur laquelle on passe du temps et on met un point d’honneur à ce que ce soit clair et compréhensible à toutes. Il était évident que les explications devaient être à la portée de tout le monde. Les patrons paraissent simples parce que derrière, il y a du travail.
C’est en ça qu’on est très complémentaires avec Margaux. Je viens la voir en lui disant « voilà, c’est monté comme ça, alors comment on le dit ? » Et Margaux pose les mots et les explications. On est hyper complémentaires là-dessus : on arrive à trouver ensemble les astuces pour que ce soit facile, clair et simple.

FS : Véritable entrepreneuse dans l’âme (créatrice de patrons et de t-shirts, éditrice de tissus, auteure de livre de DIY bracelets et plus récemment d’objets déco comme les plateaux et patères), en te voyant on a l’impression que tout est possible ? Quel est ton moteur ?
M : 
Je ne me fixe aucune limite. Je n’ai pas envie de me restreindre à un type de production. Je ne m’interdis rien. Je fais en fonction de mes envies. C’est très égoïste mais les plateaux sont venus parce que j’en avais marre d’acheter les plateaux chez Monoprix ou Ikea et de me retrouver avec les mêmes plateaux que M. & Mme tout le monde. J’avais des motifs. Et moi aussi je pouvais donner des motifs à mes plateaux. Il m’a fallu un an pour trouver le fournisseur et partenaire. Et voilà, et maintenant je fais mes plateaux avec mes propres motifs.
Les patères avec Margaux, c’est pareil. C’était purement égoïste. On s’est dit, on fait toutes des baladeuses, on ne sait jamais où les accrocher. On s’est dit qu’il fallait trouver un système : des patères avec la forme qui vient sur le devant. Et du coup, c’est venu comme ça. Voilà, c’est à l’envie. Tout est faisable et réalisable. Faut juste prendre le temps de le faire. Ce temps-là n’est pas toujours donné à tout le monde. Et aussi avoir l’intelligence d’aller chercher les bons prestataires.

FS : Revenons sur le dernier t-shirt (le « teesh des dindes ») que tu as imaginé avec Margaux du blog Depuis toi et créatrice de Saisonsmalgré son succès, vous avez choisi de rester fidèles à vos valeurs et de ne pas de rééditer. Pour toutes celles qui n’ont pas pu se le procurer (comme moi), est-il prévu un autre t-shirt dans le même esprit ?
M : 
Oui, je pense que l’aventure se refera. Quand ?  Je ne sais pas. Ca va dépendre de notre emploi du temps à chacune et de la possibilité de refaire fabriquer d’autres t-shirts. De retrouver du jersey aussi beau, de réunir tous les éléments qui font que le t-shirt a fonctionné. On s’offre le luxe de faire les projets qui nous plaisent quand on sent qu’ils sont bien et qu’on se retrouve sur tous les plans : aussi bien sur le tissu utilisé, savoir où il a été cousu dans quelle condition, imprimé avec des encres bio et qu’on ait un motif dans lequel on se retrouve et qu’on a envie de défendre.

FS : Quels conseils pourrais-tu donner aux personnes qui souhaitent débuter en couture ?
M : 
Choisir un modèle qui nous plaît avant tout et pas forcément pour débutant. Si le modèle te plaît, tu y arriveras forcément. Choisir un modèle simple qui te plaît et tu iras jusqu’au bout. Choisir un tissu adapté. Pas la peine d’aller chez Ikea choisir un tissu d’ameublement, ça ne marchera pas. Tu vas passer 4 à 6 heures dessus pour au final te rendre compte que tu ne le porteras pas. Pas parce que le tissu ne te convient pas, mais juste parce que tu n’as pas choisi le bon tissu. Et ensuite accepter qu’il ne soit pas parfait. On a droit de se tromper. C’est normal, on commence toutes. Ce n’est pas parfait dès le début. Et même quand tu couds depuis des années, tu peux faire une couture pas droite. Donc accepter de se tromper et ne pas attendre d’avoir quelque chose de parfait. Si tout ça est réuni, tu peux commencer à t’amuser. Et on n’est pas là pour concurrencer les grandes enseignes comme Ba&sh, Maje ou Sandro [qui d’ailleurs, si on fait attention, ont des coutures pas toujours très droites et des finitions pas toujours nickel] ni même pour concurrencer la Haute Couture (Chanel, Karl Lagerfeld ou Jean-Paul Gautier).

FS : Quelles sont les surprises que tu nous réserves pour la rentrée ? d’ici la fin de l’année ?
M : 
Si tout va bien et que j’arrive à faire ce que je veux, il va y avoir 5 nouveaux patrons, un nouveau tissu avec un nouveau motif pour cet été, un nouveau tissu pour le prochain Salon Création et Savoir-Faire.
Pas mal de projets sur les rails ! J’ai beaucoup d’envies, j’ai plein d’idées mais je n’ai pas encore trouvé les partenaires et fournisseurs pour les réaliser. Les choses peuvent se débloquer d’un seul coup comme prendre 6 mois.

FS : Tout semble te sourire, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter ?
M : 
Que je continue à m’amuser et que ça se développe. Le jour où je ne m’amuserai plus, je me poserai des questions !
Je prends les choses comme elles viennent mais je ne prends pas de décision sans avoir réfléchi, pesé le pour et le contre, fait des calculs. Parce que le but c’est aussi d’en vivre. Je ne vais pas produire des choses à perte, si j’estime que derrière la revente est trop chère et c’est quelque chose qui ne me correspond pas. Après, savoir comment ça va évoluer, je n’en sais rien.

***

FS : Marie, je te propose maintenant de te soumettre au portrait « Fafaille Studio » :

Un adjectif pour te définir (je ne commence pas par la plus simple…) : pas prise de tête
Ta couleur préférée : le kaki bronze mordoré (pas militaire)
Ton moment de la journée préféré : le petit dej’
Plutôt ordonnée ou adepte du bazar : bazar, je suis très fouillie mais c’est très organisé dans ma tête
Cigale ou fourmi : cigale
Ta devise : si les autres y arrivent pourquoi pas moi ?
Ce qui te touche le plus : voir et sentir que les personnes qui me sont proches sont proches et sont tout le temps là, leurs attentions me touchent.
Une sorte de base en béton indestructible, de temps en temps ça te saute aux yeux et c’est juste génial ! 
Ce que tu détestes par-dessus tout : la mesquinerie et la jalousie des autres
Ce que tu aimes le plus dans ton métier  : que ce ne soit pas un vrai travail, je m’amuse tout le temps. Je suis libre de faire ce que je veux.
Ton addiction : les chaussures et les sacs
La tenue dans laquelle tu te sens le mieux : pantalon de couleur, chemisier et petites chaussures sympathiques
Ton dernier achat mode : des paires de chaussures (2 ou 3 dans la même journée)
Ton dernier achat déco : un miroir rond cerclé de cuir de Jacques Adnet
Ta wishlist du moment : je commence déjà à réfléchir à ce que je vais porter à la rentrée.
Dans les modèles hiver, deux paires de chaussures qui me font envie : une paire de boots de chez Isabel Marant et une nouvelle paire de bottines de chez Patricia Blanchet que j’ai acheté l’hiver dernier et que j’ai porté tout le temps. J’aimerai les retrouver en rouge ou en bleu marine.
Ton porte-bonheur : j’y crois pas
Ta prochaine destination vacances : Montpellier pour le mariage de Corentine
Ta manie : avant de sortir, vérifier que ce soit présentable
Ton plat préféré : les escargots j’adore ça ! Une bonne viande rouge saignante, saucisson sec et  fromage.
Ton côté garçon manqué : je peux traîner une journée en pyjama sans prendre ma douche sans problème
Toi dans 5 ans : la même en mieux et en +++. Bonne question, peut-être une autre Marie ?

***

Marie, merci de t’être prêtée au jeu et d’avoir pris le temps de nous en dire un peu plus sur toi. Avant de te laisser, un mot pour les lecteurs Fafaille Studio ? Bonnes vacances ! Amusez-vous !

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3 Comments

  1. Super article! C’est vraiment chouette s’en apprendre plus sur les créatrices! Surtout M comme Marie! ça laisse songeur, rêveur même, on se dit que tout est possible!! A bientôt!

     
  2. Super sympa cet article!
    Deltrey de Deltreylicious blog mode et beauté

     

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